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Observatoire des prix du vrac/bio – Juin 2026 - Magasins spécialisés vs grande distribution

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  • Observatoire des prix du vrac/bio – Juin 2026 - Magasins spécialisés vs grande distribution
  • 10 septembre 2026 par
    Observatoire des prix du vrac/bio – Juin 2026 - Magasins spécialisés vs grande distribution
    ConsomAction, Isaline Nuytten

    Depuis sa création en janvier 2023, cet observatoire compare régulièrement les prix des produits bio/vrac entre les magasins spécialisés (magasins bio, magasins vrac, commerces en circuit court, magasin à la ferme,) et les grandes et moyennes surfaces (GMS). 

    L’objectif : apporter des données concrètes sur les prix, mais aussi comparer l’origine des produits. 

    Cette nouvelle analyse, réalisée à partir de relevés effectués en juin 2026, permet de mieux comprendre où se situe réellement le bio/ vrac… et ce que l’on obtient en plus lorsqu’on achète dans un magasin spécialisé. 

    Une étude menée dans 38 points de vente.

    Pour cette édition 2026, les données ont été collectées entre le 1er et le 14 juin 2026 auprès de : 

    • 22 magasins spécialisés : magasins bio, magasins vrac, commerces en circuit court et fermes bio  

    • 16 enseignes de grandes et moyennes surfaces (GMS), parmi lesquelles Aldi, Lidl, Colruyt, Bioplanet, Delhaize, Intermarché, SPAR, Carrefour et Carrefour Market. 

    Comme lors des précédentes éditions, l'étude s'appuie sur un panier de produits courants afin de comparer les prix entre les deux types de circuits de distribution.

    Voir et partager les infographies 


    Prix du panier bio 

    Le panier de comparaison comprend 23 produits bio du quotidien : 250g de beurre, 1kg de carottes, 300g de chèvre frais, 2 courgettes (± 800g), 500g de farine, 250g de flocons d’avoine, 200g de gouda, 250ml d’huile d’olive, 150g de jambon, 2l de lait, 250g de noisettes décortiquées, 6 œufs, 1kg d’oignons, 1 grand pain (± 900g), 1kg de pâtes, 1kg de poireaux, 1kg de pommes, 2kg de pommes de terre, 1 poulet entier (± 1,2 kg), 300g de saucisses de porc, 250g de sucre, 1kg de tomates et 1 pot de yaourt (500 g).  

    En juin 2026, le panier bio moyen s’élève à 108,3 € en magasins spécialisés contre 94,3 € en grande distribution, soit une différence de + 15 %. Par rapport à juin 2025, le panier est 6,2 % plus élevé en magasins spécialisés contre +0,9 % en grande distribution.   


    Les fruits et légumes restent un point fort des magasins spécialisés 

    En moyenne, les fruits et légumes bio sont 4 % moins chers dans les magasins spécialisés que dans la grande distribution. Et la différence ne concerne pas seulement quelques produits isolés : 11 fruits et légumes sur 18 analysés sont moins chers en magasin spécialisé. 

    Parmi les écarts les plus marquants, on retrouve notamment le brocoli, l'oignon, le fenouil, la pomme de terre, la pomme. 


    Prix moyens inférieurs ou similaires pour plusieurs produits secs et frais  

    Cela concerne le sucre de canne, les noisettes, la bière, les œufs et le jambon pour lesquels la différence de prix entre les deux canaux est inférieure à 10 % 


    Ancrage belge et transparence sur les produits 

    Comparer uniquement le prix d'un produit ne permet pas toujours de comparer des produits réellement équivalents. L'étude s'intéresse donc également à l'origine des produits. Et sur ce point, les magasins spécialisés se démarquent nettement. 

    Dans les magasins spécialisés, 80 % des références de fruits et légumes analysées sont d'origine belge, contre 59 % en grande distribution. 

    Pour la viande et les œufs, la proportion de références d'origine belge atteint 100 % dans les magasins spécialisés. 

    Cette différence est particulièrement intéressante dans un contexte où les consommateurs cherchent davantage à connaître l'origine de leur alimentation et à soutenir les producteurs locaux. 


    Une origine parfois difficile à identifier en grande distribution 

    L'étude met également en évidence une autre difficulté : l'information sur l'origine des produits est parfois difficile à trouver ou peu claire en grande distribution, notamment pour certains produits laitiers et produits secs. 

    Parmi les références analysées dans les grandes surfaces (GMS) : 

    • seulement 13 % des farines sont d'origine belge 

    • seulement 8 % des flocons d'avoine sont d'origine belge 

    • les lentilles vertes analysées ne sont jamais d'origine belge 

    • L’huile d’olive en GMS conserve une origine peu précise, avec la mention d’un assemblage d’huiles d’olive originaires de l’Union européenne. 


    Autre exemple, la laitue illustre particulièrement bien les différences observées entre les deux circuits. 

    18 magasins spécialisés ont renseigné un prix pour de la laitue et celle-ci était dans tous les cas d’origine belge et toujours proposée en vrac. A l’inverse, en GMS, la laitue bio était disponible dans seulement 6 enseignes. La moitié de celles-ci renseignait une origine belge. L’autre moitié provenant des Pays-Bas. Trois enseignes proposaient une laitue emballée dans du plastique.



    7 fois plus de vrac en magasins spécialisés 

    La différence entre les deux circuits est particulièrement importante lorsqu'on regarde les emballages. 

    Dans les magasins spécialisés, 68 % des produits analysés sont proposés en vrac, contre seulement 9 % des références en grande distribution.  Le vrac est donc environ 7 fois plus présent dans les magasins spécialisés. 

    À l'inverse, seulement 11 % des produits analysés dans les magasins spécialisés sont emballés dans du plastique. 

    Certains produits illustrent particulièrement bien cette différence. Le yaourt, par exemple, est proposé dans un pot consigné dans 92 % des cas. 

    En grande distribution, 9 % des références étaient proposées en vrac. Généralement, le pain et seulement quelques fruits et légumes. 44 % des références sont encore emballées dans du plastique dont 59 % des références en fruits et légumes (emballage plastique ou filet). 


    L’observatoire des prix du bio et vrac montre que le magasin spécialisé n’est pas toujours synonyme de prix plus élevés. 

    Pour plusieurs produits, il est aussi compétitif tout en garantissant : 

    • une plus grande part de production belge, 

    • une offre plus durable, 

    • et une réduction significative des emballages. 

    Autant de bonnes raisons d’encourager les consommateurs à (re)découvrir les magasins bio, vrac, circuit court et à la ferme, véritables partenaires d’une alimentation durable et accessible. 

    Voir et partager les infographies

    dans Etudes
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